1980 ‘Je brûle’

1982 ‘Le Chat’

1985 ‘It’s Only Mystery’ et ‘Guns & People’

1987 ‘Les Bêtes’

2002 ‘Les hommes que j’aime’

2002 ‘Inachevés’

2002 ‘Je suis femme’

2002 ‘Qqjtm’

2002 ‘L’étranger’

2002 ‘Te dire’

2002 ‘Pauvre coeur’

2002 ‘Elle est là’

2002 ‘Petit homme’

2002 ‘Salut à toi’

2002 ‘Berceuse’

 

 

Je brûle

 

Je brûle d’envie, de ranimer nos flammes

Je brûle, d’être avec toi âme dans l’âme

Je brûle, je suis presque dessechée

Je brûle, de me réveiller passionnée

 

Je n’ai plus peur de rester seule

Fidèle à ma vie

Je n’ai plus peur de rester seule

Et je veux aimer

 

Je brûle, et tu me regardes flamber

Je brûle, t’es obligé de reculer

Je brûle de rage

Quand tu te sers de moi pour briller

Je brûle, viens plutôt me réchauffer

 

Toi qui as peur de rester seul

Mmm, aime !

 

Je brûle le vide de tes yeux

Je brûle d’y voir l’étincelle qui m’émeut

Fais vite, car sans avoir raison ni tort

Un jour, j’irai plonger dans la mort

 

T’as peur de rester seul

Sois fidèle à ta vie

On a tous peur de rester seul (bis)

Ah, na na na

Il faut aimer (bis)

Brûle avec moi

Je brûle, tu brûles

Chaud, chaud, chaud… (choeurs de Aubert)

 

 

Le chat

 

A pas de velours, il vole l’amour

C’est un chat. Il aime les lumières

De la nuit. Il avance en dansant

Souplement, doucement

Il va où il veut, s’en va comme il peut

 

A minuit, il te suit. Ce qui luit est à lui

 

Place Pigalle ou autour de l’Etoile

Pas de petits passages

Pour cet enfant pas sage

Et de cheminée en cheminée, voyou passionné

Etrange animal au sourire vertical

Il ne sait pas quand il fait mal

 

A minuit, il te suit. Ce qui luit est à lui

 

A pas de velours, il est de retour

Le chat, ce voleur d’amour

Well this is the end

 

 

It’s only mystery

 

How can I keep on smiling at their disguise

When I know nothing god ever comes from lies

My heart is not a beginner

But still, I can loose my temper

 

How can we keep on watching that fucking T.V.

We’re so bored, we don’t even care what we see

It takes our strength away

And never shows us the way

But I think I know the answer

 

It’s only mystery and I like it

 

How can the banks of a river meet

Sitting on her bed, staring at her feet

She thinks life is water

And love, love is a river

But is her child the answer

 

It’s only mystery and I like it

 

We could dream of a grand evolution

Where we wouldn’t ask anymore question

There would be no more pretenders

To use the love that I offer

But dreaming is not the answer

 

It’s only mystery and I like it

 

 

Guns and people

 

That night I waited too long

For someone who wouldn’t come

Who would have made it home to me,

So I went for a walk in the streets

Empty eyes and shady faces

People hsutling and people wandering

And I just followed in their traces

The streets were not that frightening

I left it all to the mob,

And it led me to a noisy cafÈ

And there she was between two cops,

Sweet and amazingly lofty

Must one glance and love had hit me

It felt like being in a movie

Was it her I was waiting for

A beauty, a blue-eyed killer

This poor world is such a mess

I went back to my loneliness

It was too late to go to sleep

I picked up my guitare and I tried to sing

All I remember is that line :

 

Guns don’t kill people, people kill people

 

 

Les Bêtes

 

Quand je vois les lionnes qui se couchent

Et qui renversent la gueule

Dans une envie farouche

De ne pas vivre seules

 

Quand elles gémissent ou qu’elles râlent

Quand elles attirent leur mâle

C’est juste qu’elles appellent un petit

Pour continuer la vie

 

Plus je vois les hommes plus j’aime les bêtes

Les belles ont vraiment une drôle de tête

Plus je vois les hommes plus j’me sens bête

 

Quand je vois les lions qui attaquent

Et qui font couler le sang

Quand je les vois qui déchirent

Déchirent la chair de leur dents

 

Pas besoin de guet-apens

Ils bondissent au bon moment

Et dans le silence de la nuit

Ils donnent la mort pour la vie

 

Plus je vois les hommes plus j’aime les bêtes

Les belles ont vraiment une drôle de tête

Plus je vois les hommes plus j’me sens bête

Plus je vois les femmes plus j’me sens bête

 

 

Les hommes que j’aime

 

Les hommes que j’aime ne sont pas là

Les hommes que j’aime ne restent pas

Les hommes que j’aime sont tous mariés

Ou bien planqués, ont peur d’aimer

 

Aïe, aïe, aïe, mon Dieu quel travail

De réunir nos cœurs séparés

 

Les hommes que j’aime sont des enfants

Les hommes que j’aime cherchent une Maman

Les hommes que j’aime se sentent seuls

Face à eux-mêmes, ils s’bourrent la gueule

Se jouent du temps éperdument

En bons menteurs cachent leurs pleurs

 

Aïe, aïe, aïe, mon Dieu quel travail

De réunir nos cœurs séparés

 

Les hommes que j’aime sont des gens bien

Les hommes que j’aime vont leur chemin

Les hommes que j’aime sentent le vide

Au fond d’eux-mêmes et font le plein

De tout, de rien, éperdument

En grands chercheurs, de leurre en leurre

 

Aïe, aïe, aïe, mon Dieu quel travail

De réunir nos cœurs séparés

 

 

Inachevés

 

J’ai eu un amoureux noir qui voulait m’faire danser

Nous nous aimions corps contre corps

En un même rythme qui m’a fait croire à l’unanime

Je m’suis dit, la vie se danse

Cette fois-ci je tiens le bon bout même si

Cet homme est inachevé

 

J’ai eu un amoureux gris qui voulait m’faire chanter

Nous nous aimions d’une même voix

C’était si bon de sentir à l’unisson

Je m’suis dit, la vie se chante

Cette fois-ci je tiens le bon bout même si

Cet homme est inachevé

 

J’ai eu un amoureux blanc qui voulait me voler

Nous nous aimions, j’ai tout donné

J’ai même cru qu’il allait me pousser des ailes

Je m’suis dit , la vie se donne

Cette fois-ci je tiens le bon bout même si

Cet homme est inachevé

 

(Que linda procesion)

 

J’ai eu un amoureux jaune qui voulait me soigner

J’ai eu un amoureux rouge qui voulait m’enseigner

J’ai eu un amoureux bleu qui m’a fait un bébé

Un beau bébé inachevé

Né d’une femme inachevée

Et d’un homme inachevé

 

(United colors of everybody)

 

 

Je suis femme

 

Donnez-moi quelque chose

Je n’sors rien du néant

Juste un bouquet de roses

Ou un tout petit gland

Je le ferai germer, je le ferai pousser

Et petit deviendra grand

 

C’est pourquoi je suis femme

Je reçois et je m’enflamme

 

Donnez-moi quelque chose

Que je puisse être vous

Une pensée que j’arrose

Qui fleurira pour nous

Je la ferai grandir, je la ferai murir

Et pensée deviendra chant

 

C’est pourquoi je suis femme

Je reçois et je m’enflamme

 

Donnez-moi quelque chose

Donnez-moi, donnez-moi…

 

 

Qqjtm

 

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu t’en vas

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu reviens

C’est quand tu es là que ça ne va pas

Quand rien ne bouge plus je nous sens foutus

 

J’ai beau prier Je ne sais qui

De faire durer notre envie

C’est p’t-être mon lit qui est trop p’tit

Ou le poids de l’ennui, j’ai pas bien compris

 

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu t’en vas

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu reviens

C’est quand tu es là que ça ne va pas

Quand rien ne bouge plus je nous sens perdus

 

J’ai beau prier Je ne sais qui

De me combler de toi, de Lui

C’est sans doute mon lit qui est trop p’tit

Ou le poids de mon cri qui est pas bien sorti

 

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu t’en vas

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu reviens

C’est quand tu es là que ça ne va pas

Quand rien ne bouge plus je nous sens foutus

 

J’ai beau prier Je ne sais qui

De me combler de toi, de Lui

C’est sûrement mon lit qui est trop p’tit

Ou le poids de l’ennui, j’ai pas tout compris

 

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu t’en vas

Qu’est-ce que j’t’aime quand tu reviens

 

 

L’étranger

 

D’où viens-tu l’étranger le jamais vu

Toi qui m’a ravie dans cet hôtel perdu

 

En un regard la vie nous a unis

Là-bas en Estonie loin très loin de Paris

 

Il vient à moi ce désir bien connu

Comme un appel vers le beau tout là haut

 

En un regard la vie nous a unis

Là-bas en Estonie loin très loin de Paris

 

Dans tes yeux noirs une si grande lumière

Pas de hasard je connais ce mystère

 

En un regard la vie nous a unis

Là-bas en Estonie loin très loin de Paris

 

J’ai rencontré la force de ta bonté

Ta douce puissance cette belle évidence

 

En un regard la vie nous a unis

Là-bas en Estonie loin très loin de Paris

 

D’où viens-tu l’étranger le jamais vu

Tu vas m’emmener à jamais le sais-tu

 

En un regard la vie nous a unis

Là-bas en Estonie loin très loin de Paris

 

 

Te dire

 

Je voulais te dire que j’ai souffert

De la jalousie, du rejet

Je voulais te dire que j’ai senti

Tous ceux en toi qui ne voulaient pas de moi

 

Je voulais te dire que j’ai appris

L’esquive, la juste distance

Je voulais te dire que j’ai compris

La dérision, la perversion

 

Je voulais te dire que j’ai pris

Tout ce que j’avais à prendre

Je voulais te dire que j’ai donné

Tout ce que j’avais à donner

 

Je voulais te dire merci

Je t’aime quand-même

 

Je voulais te dire que ça me soulage

De te laisser un peu de mon Blues

Le Blues c’est lourd à porter seule

Cette souffrance immense qui s’adresse à Dieu

 

Je voulais te dire ces quelques mots

Mais pour une raison que j’ignore encore

Je n’ai pas pu te parler

Alors, alors je te les ai chantés

 

Je voulais te dire merci

 

 

Pauvre cœur

 

Pauvre cœur trompé

Pauvre corps souillé

Qui va t’aider à guérir ta blessure

 

On ne pêche pas un petit poisson

On ne cueille pas une fleur en boutons

Où est passé le jardinier

Où est passé le jardinier

 

Pauvre cœur trompé

Pauvre corps souillé

Pourras-tu jamais retrouver la beauté

 

Le sais-tu Petite Fleur

L’amour n’a pas du tout cette saveur

 

Ton prince charmant a sali ton âme

Quand tu quittais Maman pour devenir femme

Où iras-tu chercher la force d’aimer

 

A nouveau, à nouveau

 

Pauvre cœur trompé

Pauvre corps souillé

Ce n’était pas l’amour

 

 

Elle est là

 

Elle est là

Même si c’est loin de toi

Elle est là

N’oublie-pas

 

Elle attend

Quelques signes de toi

Ton visage

Ton image

 

Reconnais-la

 

Souviens-toi

Elle ne sait rien de toi

Montre-toi

Qu’elle te voit

 

Elle appelle

Et demande au fond d’elle

D’où elle vient

De qui elle tient

 

Reconnais-la

 

N’oublie-pas

Que l’absence est douleur

Et ses pleurs

Sont pour toi

 

Elle est là

Même si c’est loin de toi

Elle est là

N’oublie-pas

 

 

Petit homme

 

Un p’tit clochard qui dort dans la rue à 6 ans

C’est un veinard, ça s’passe avec Papa-Maman

Dans ses yeux y’a plein d’amour, plein d’chagrin

Un p’tit sans abri, ça s’passe à Paris

Restera-t-il gentil ?

 

Avec ses parents il fait les poubelles

Et quand c’est payant il dort à l’hôtel

Son papa l’a surnommé son « p’tit homme »

Un p’tit sans abri, ça s’passe à Paris

Restera-t-il gentil ?

 

Son père était routier, il est découragé

Sa mère a toujours lutté contre la société

Elle fera tout pour le garder son p’tit homme

Un p’tit sans abri, ça s’passe à Paris

Restera-t-il gentil ?

 

Je les ai regardés sur le petit écran

Et ça, je me suis demandé si c’était payant

C’était drôlement bien ficelé, j’ai même pleuré

Un p’tit sans abri, ça s’passe à Paris

Restera-t-il gentil ?

 

Ce matin j’ai lu dans le journal les 3 grands principes de base d’un certain Monsieur Ivring qui a très bien réussi.

Le 1er : vous éliminez tous vos concurrents

Le 2ème : vous ne distribuez jamais d’argent

Le 3ème : vous refusez de payer vos impôts, c’est réservé aux perdants.

Et comme ça ne suffisait pas, il a rajouté :

Dans la mesure du possible, faites pression sur les politiques.

 

Mais je continue de rêver à un monde tout autre

Où le bonheur des uns ferait le bonheur des autres

Je continue de rêver pour toi, Petit Homme

Un p’tit sans abri, ça s’passe à Paris

Resteras-tu gentil ?

 

 

Salut à toi

 

Salut à toi beau bébé

Né d’un moment d’éternel

Sans avant, sans après

De la saveur d’un arc-en-ciel

 

Je me souviens belle enfant

Quand tu es descendue sur terre

Dans la fusion des amants

Solitaires, solidaires

 

Tu es venue tête la première

A nous de jouer petite princesse

Réinventons un idéal

Un horizon plein de promesses

 

Belle trace de toutes les races

Tu me lies, me relies

Nous voici face à face

Dans la nuit je te souris

 

Je sais les leçons du passé

Tu sais les rêves du futur

Tes compagnons d’humanité

Ont oublié Mère Nature

 

Tu es venue tête la première

A nous de jouer petite princesse

Réinventons un idéal

Un horizon plein de promesses

 

Tu es là beau bébé

Tu prends ta place sur la roue

Et j’apprends à aimer

Maintenant nous sommes Nous

 

Et j’apprends à aimer

Maintenant nous sommes Nous

 

 

Berceuse

 

Allons enfants de la planète

Le jour de gloire est arrivé

Contre nous de nos tyrannies

L’étendard sanglant est levé (bis)

 

Entendez-vous dans toutes les âmes

Mugir ces féroces démons

Qui viennent jusque dans nos cœurs

Etouffer nos dons pour le bonheur

 

Aux âmes citoyens

Formez vos intentions

Pensons, pensons

Qu’un sang plus pur

Abreuve nos poumons